WordPress n’est pas mort, mais sur les sites B2B techniques que nous accompagnons, ce n’est plus notre choix par défaut. Trois raisons structurelles, et les cas où il reste pertinent.
1. La maintenance technique est élevée
WordPress = core + 8-12 plugins en moyenne sur un site corporate. Chaque mois, des mises à jour de sécurité. Tous les 6-12 mois, un plugin abandonné par son développeur qu’il faut remplacer.
Sur 5 ans, le coût de maintenance technique d’un WP est en moyenne 2-3 fois plus élevé qu’un site statique Astro équivalent.
2. Les performances sont durs à tenir
Lighthouse 90+ sur WordPress est possible mais demande de l’expertise constante : thème léger, cache agressif, image optimisation, asset loading conditionnel, etc. La moindre extension marketing ajoutée par l’équipe interne (Hotjar, Calendly, Drift) fait chuter le score.
Sur Astro statique, Lighthouse 95+ est obtenu par défaut, et il faudrait faire des bêtises actives pour le faire chuter.
3. La sécurité est variable
WordPress reste la cible numéro 1 des attaques web automatisées (40 % du web tourne dessus). Pour une PME B2B avec des données clients, le risque est réel et nécessite une vigilance constante (WAF, hardening, monitoring).
Un site statique servi par CDN n’a pas de surface d’attaque équivalente.
Les cas où WordPress reste pertinent
- Équipe contenu non-technique, vélocité prioritaire : Gutenberg reste l’éditeur visuel le plus accessible.
- Site avec très peu d’ambitions techniques (pas de performance critique, pas d’intégration ERP).
- Membership / espace client / forum : WooCommerce + plugins membership est encore une option valable pour les communautés B2B.
Mais sur 90 % des nouvelles missions corporate B2B Digitalpaca, on ne déploie plus WordPress.
Cf. Choisir sa stack pour un site B2B en 2026 · Headless CMS vs WordPress 2026.