Le pricing B2B est rarement public. Trois architectures techniques permettent de gérer la complexité, selon votre maturité.
Modèle 1, Grille par catégorie client (la plus simple)
Vous définissez 3-5 grilles tarifaires (revendeur standard, distributeur premium, intégrateur agréé…). Chaque client est rattaché à une grille via son compte connecté. Les prix sont stockés dans le site e-commerce, sans appel à l’ERP en temps réel.
Bénéfices : simple à déployer, performant (aucune dépendance externe), maintenance facile.
Limites : les négociations individuelles ne sont pas gérées. Si chaque client a un prix unique, ce modèle ne tient pas.
Coût mise en place : 5-15 K€ selon CMS.
Modèle 2, Pricing engine intégré ERP (le plus répandu)
L’ERP (Sage X3, Cegid, Microsoft Dynamics) gère le pricing négocié. À chaque demande d’un client connecté, le site interroge l’ERP via API pour récupérer le prix correspondant.
Bénéfices : single source of truth (l’ERP), gestion native des conditions négociées, des promotions, des paliers quantité.
Limites : performance dépendante de la latence ERP (typiquement 100-300 ms par appel), nécessite un cache applicatif. Le couplage e-commerce ↔ ERP doit être robuste.
Coût mise en place : 15-35 K€ selon maturité ERP et complexité des règles.
Modèle 3, Pricing engine custom temps réel
Un service applicatif dédié (typiquement Node + Postgres) gère le pricing. Il consomme les inputs ERP en sync nocturne, et expose une API rapide qui répond < 50 ms à chaque demande.
Bénéfices : performance optimale, logique métier propre (au-delà de ce que l’ERP gère), évolutions rapides.
Limites : architecture plus complexe, demande compétence dev. Coût récurrent (hosting + maintenance).
Coût mise en place : 25-60 K€ + maintenance 3-8 K€/an.
Notre matrice de décision
| Cas | Modèle |
|---|---|
| ≤ 5 grilles tarifaires, pas de négociation individuelle | Modèle 1 |
| Négociations individuelles, ERP avec API standard | Modèle 2 |
| Volumes critiques + logique métier sophistiquée | Modèle 3 |
Le passage du modèle 2 au modèle 3 se justifie typiquement au-delà de 50 000 commandes/an ou de logique de pricing très spécifique (configurateurs, options multi-niveaux).
Cf. l’article pilier Lancer un e-commerce B2B en 2026.